Nous avons reçu plusieurs mails demandant des éclaircissements sur la position de Nicolas Sarkozy sur la laïcité. Voici quelques éléments de principe. Nous présenterons ensuite le dossier pratique, notamment les relations avec l’UOIF et les sectes.

Déclarations du ministre des cultes:

« Ma conception est simple, c’est bien celle de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. « La République garantit la liberté d’exercice des cultes, sous les seules réserves édictées par l’ordre public. Elle ne reconnaît aucun culte ». Cela signifie qu’elle les accepte tous et n’en favorise aucun.

Certains ne lisent que la première partie de cet article : la République devrait accepter un droit absolu à la différence au nom de la liberté, elle aussi absolue, de croyance. C’est la voie du communautarisme. Je suis résolument opposé à cette lecture.

D’autres ne voient que la deuxième partie de la proposition : la République ne reconnaît aucun culte. C’est une laïcité faite de passivité et d’ignorance du fait religieux. Mais à force d’ignorer, le pas est rapidement franchi vers le mépris et le rejet des religions.

Je ne partage aucune de ces deux visions, à mon sens sectaires de la laïcité. Je milite à l’inverse pour une vision positive. La laïcité est à mes yeux la reconnaissance du besoin que l’homme éprouve d’espérer et donc de croire, sans jamais tenter d’orienter ses pas vers telle ou telle religion, autant que celle du droit de ne pas croire. »

Voici ce que nous comprenons:

1/ Le besoin que l’homme éprouve d’espérer et donc de croire s’identifie à l’adhésion à une religion. Au passage, faisons remarquer qu’il s’agit d’une sorte de « bonus » anthropologique, une fonctionnalité de la religion, justifiée par cette sorte de service rendu à la société, reconnu à toute religion quelle qu’elle soit, ce qu’aucun esprit religieux ne saurait accepter. On comprend mieux les compromissions avec l’UOIF.

2/ En dehors des religions, il y a le « droit de ne pas croire ». Soit, pour les uns la reconnaissance d’un rôle positif, et pour les autres, la simple reconnaissance d’un droit négatif. Autrement dit, pas d’idéal en dehors des religions. Et du même coup, pas de dialogue possible ni entre les religions, ni entre les « croyances ».

3/ Qui, de bonne foi, peut considérer que la lecture de la deuxième partie de l’article ne revient pas à remplacer « la République ne reconnait aucune religion » par « la République reconnait toutes les religions ».

Notre source:

http://sarko2007.free.fr

Publicités